Une aide alimentaire d’urgence pour les ménages modestes à la rentrée
Dans un contexte de forte inflation depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les mesures d’urgence afin de soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes. Dès la rentrée 2022, une partie des Français va toucher une aide alimentaire d’urgence. Un décret est attendu pour définir les modalités de mise en place de cette aide exceptionnelle.
Une aide minimale de 100 par foyer
D’après Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, « 9 millions de personnes devraient recevoir ce coup de pouce alimentaire dont le montant est fixé à 100 par foyer, auxquels s’ajoutent 50 par enfant ». Cette somme doit être envoyée par virement directement sur le compte bancaire des bénéficiaires à la rentrée de septembre sans formalité préalable de la part des personnes éligibles, à savoir les allocataires :
- du RSA (revenu de solidarité active),
- de l’AAH (allocation adulte handicapé),
- de l’ASPA (l’allocation de solidarité aux personnes âgées),
- de l’APL (aide personnalisée au logement),
- les étudiants boursiers.
Si l’aide d’urgence se destine à l’achat de nourriture, les ménages peuvent dans la pratique utiliser l’argent comme bon leur semble. Son versement est encore soumis à l’adoption du projet de loi sur le pouvoir d’achat, dont l’examen à l’Assemblée nationale est prévu pour le 18 juillet.
En plus, le gouvernement a décidé de maintenir la remise de 18 centimes accordée sur le carburant jusqu’à la fin du mois d’août, avec possibilité d’une prolongation supplémentaire si nécessaire.
Une mesure inadaptée sur le long terme
La mesure est loin de faire l’unanimité, alors que de plus en plus de ménages peinent à joindre les deux bouts. Pour beaucoup, un chèque de 100 versé à seulement une partie de la population ne va pas suffire à apaiser la grogne sociale.
De son côté, le chèque alimentaire pérenne annoncé par le chef de l’État en décembre 2020 lors de la Convention citoyenne pour le climat est encore attendu. Votée en juillet 2021 au Parlement, sa mise en place a été officialisée par l’adoption de la Loi climat et résilience et devrait être effective en 2023. Divers détails doivent cependant être précisés, notamment les conditions d’octroi (plafond de revenus, composition du foyer )
Du côté des autoentrepreneurs, la meilleure solution à la crise actuelle est l’allègement des charges pour les entreprises afin de financer une hausse des rémunérations des travailleurs. En attendant, outre, les créateurs ou repreneurs d’une entreprise ont accès à différents dispositifs pour lancer et développer leur affaire :
- une exonération dégressive sur certaines cotisations sociales durant la première année activité au titre de l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE)?;
- un capital dont le montant correspond à 45 % des droits restants à l’aide au retour à l’emploi (ARE) et désigné par aide à la reprise ou à la création d’une entreprise (ARCE)?;
- une aide financière et matérielle fournie par une association ou une entreprise sur une période de 12 mois renouvelable deux fois dans le cadre du contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) ;
- un accompagnement et un prêt à taux zéro de 1?000 à 8?000 remboursable sur 5 ans maximum grâce au nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE). La demande doit être adressée à un organisme conventionné.
En outre, sous réserve de ne pas dépasser certains plafonds de revenus, il est possible de cumuler le statut d’autoentrepreneur avec les allocations suivantes :
- l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)?;
- l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les demandeurs d’emploi qui ont épuisé leurs droits au chômage?;
- la prime d’activité?;
- le revenu de solidarité active (RSA).
Il existe d’autres aides et subventions accordées par les collectivités et autres associations pour les femmes entrepreneures, pour les personnes en situation de handicap ainsi que des prêts dédiés (prêt d’honneur, micro-crédit), sans oublier les avantages fiscaux.
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