A l'origine le microcrédit
a été créé pour lancer des activités
économiques dans les pays en voie de développement
avant d'apparaître en France où les chômeurs,
les allocataires du RMI mais aussi les salariés précaires
exclus du système bancaire classique ne trouvent généralement
pas d'établissement bancaire acceptant de leur attribuer
un prêt pour la création de leur entreprise en
raison de leur précarité.
Pour y remédier différents
organismes de microfinance
sont susceptibles d'attribuer des microcrédits combinant
à la fois un prêts de faible montant et un accompagnement
à des entrepreneurs ou des artisans en leur prêtant
jusqu’à 10 000 euros par porteur de projet.
En France l'Adie
(Association pour le droit à l’initiative économique)
créée en 1989 par Maria Nowak dispose d'une
centaine de bureaux répartis dans toutes les régions.
Ce montant de 10 000 euros se décompose
en :
Un prêt solidaire à la
création de l’Adie de 5 000 euros maximum
à un taux de 9,71%, remboursable en vingt-quatre
mois,
Un prêt d’honneur de 5
000 euros sans intérêt, remboursable après
le prêt principal sur 24 mois, et sans caution.
Le nombre de microcrédits accordés
depuis 1989 est supérieur à 50 00. Les microentrepreneurs
bénéficiant de ces prêts sont principalement
des projets de commerce (47%) ou services (35%).
En février 2006 le Président de la
République, M. Jacques CHIRAC, a reçu à l'Elysée
des représentants des élus locaux, banques et associations
pour une table ronde consacrée au développement du
micro-crédit en France. Il a en particulier demandé
aux établissements bancaires et financiers à démontrer
pleinement leur engagement citoyen au service de la cohésion
sociale.
La loi de modernisation de l'économie prévoit
que "Les associations de micro-crédit peuvent désormais
prêter à tous, et non plus seulement à ceux
qui sont chômeurs ou titulaires de minima sociaux. Elles peuvent
également financer des projets d'insertion, notamment en
faveur du retour à l'emploi. Les prêts peuvent permettre
par exemple le financement d'un véhicule, d'un local professionnel."