Bonjour.
Quand on parle de rétrocession d'honoraire ça se passe toujours pareil : tout le monde à son avis sur la question, personne n'est sûr de ce qu'il avance et personne n'a de preuve irréfutable (et moi le premier d'ailleurs).
J'ai fait beaucoup de recherches sur le sujet et j'ai obtenu des
réponses de contrôleurs des impôts (pas aussi claires et précises que j'aurais aimé).
Vous pouvez en tirer vos conclusions. Voici les miennes :
- Une rétrocession cession d'honoraire n'est pas considérée comme une charge. Donc, même une micro-entreprise («auto-entrepreneur» ou pas) peut la déduire elle-même de son CA quel que soit son montant (lors de ses déclarations URSSAF notamment).
- Toute sous-traitance d'un libéral à un autre libéral dans le cadre d'une prestation à un client EST une rétrocession d'honoraire. Tout le reste n'en est pas (sous-traitance à un artisan ou une entreprise BIC).
- Si la rétrocession pour un collègue donné est > à 600€ il faut remplir le formulaire DAS-2T en début d'année civile.
Petit extrait :
« La Doctrine definit ainsi les retrocessions d'honoraires: Constituent des rétrocessions de recettes ou d'honoraires les sommes rev ersées par un membre d'une profession libérale, de sa propre initiative et dans le cadre de la mission qui lui est confiée par son client, soit à un confrère, soit à une autre personne exerçant une profession libérale complémentaire à la sienne.
Cette règle s'applique notamment aux avocats pour les honoraires rétrocédés à leurs collaborateurs non salariés. »Pour reprendre l'exemple précédent, pour moi, un informaticien libéral qui propose une prestation de création de site Web clef en main et qui sous-traite le graphisme à un auteur pourra considérer la facture de l'auteur comme une rétrocession d'honoraires.
Peut-être que je raconte des conneries. Mais j'aimerais qu'on me le prouve avec des preuves précises, officielles et irréfutables.