Projet de statut
juridique d'Auto-entrepreneur
Encourager l'esprit d'entreprise et permettre le rebond 1/4
L’article 4 de la constitution fonde le principe de la liberté
d’entreprendre, principe selon lequel la jurisprudence la
plus récente du conseil constitutionnel a estimé que
toutes limitations devaient être justifiées par l’intérêt
général ou des exigences constitutionnelles, à
la condition qu’il n’en résulte pas d’atteinte
disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi
Un tel principe et une telle jurisprudence posent la question
de la limitation existante actuellement de l’exercice de certaines
activités, créée par la loi du 5 juillet 1996,
qui pose le principe d‘une qualification professionnelle nécessaire
pour l’exercice de certains métiers susceptibles de
mettre en jeu la sécurité et la santé des consommateurs
Sans remettre en cause le principe de cette qualification obligatoire
et préalable et les raisons évidentes de ses objectifs,
on peut s’interroger sur un certain nombre de sujets à
commencer par la mise en oeuvre de cette loi et son domaine d’application
En effet, on constate d’une part que les dispositions de
qualifications obligatoires ne font pas l’objet d’un
contrôle a priori, lors de l’inscription au répertoire
des métiers par exemple, et d’autre part on constate
que la qualification préalable n’est plus une condition
dès lors que l’activité ou le métier
est exercé dans le cadre d’une relation de subordination
entre un particulier devenu employeur et un salarié, quelque
soit son mode de rémunération
De cette situation, on peut déduire trois propositions
visant à libérer l’accès à un
certain nombre d’activités pour toutes celles et tous
ceux qui le souhaiteraient
Cette démarche serait d’autant plus souhaitable que
certaines activités font l’objet d’une forte
demande et que la situation de l’emploi n’en serait
que meilleure. Cela pourrait également constituer un outil
et un message à toutes celles et tous ceux qui connaissent
un handicap qui ne les empêche pas d’avoir la volonté
d’être actif
- Engager une révision des référentiels
de chaque métier pour en libérer certaines activités
- Instaurer le droit à l’échec et faciliter
le rebond
- Assimiler la responsabilité des commettants du fait
de leurs préposés dans le cadre d’un contrat
d’entreprise
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