Projet de statut
juridique d'Auto-entrepreneur
Encourager l'esprit d'entreprise et permettre le rebond 4/4
PROPOSITION n° 3
Assimiler la responsabilité des commettants du fait
de leurs préposés dans le cadre d’un contrat
d’entreprise
Exposé des motifs :
La lecture de la loi du 5 juillet 1996 et de ses décrets
d’application, instaurant une exigence minimale de qualification
pour l’exercice de certains métiers s’applique
dans une relation entre un entrepreneur et un donneur d’ordres
luimême entrepreneur
En revanche cette disposition ne fait pas obstacle à l’exercice
d’un métier ou d’une activité réglementée
dans le cadre d’une relation entre un particulier employeur
et un salarié, quelque soit le mode de rémunération
et notamment s’il est fait usage d’un règlement
par le Chèque Emploi Service Universel (CESU)
Ce même Chèque Emploi Service Universel bénéficie
d’exonérations de charges patronales et d’un
avantage fiscal sous forme de réduction d’impôt
ou de crédit d’impôt égal à 50
% des dépenses effectivement supportées dans la limite
de 12 000 € par an (majoré en cas d’enfant à
charge)
Ce système salarial offre donc un double bénéfice
susceptible de perturber la concurrence, d’une part, par la
non application de la qualification préalable et d’autre
part, par l’exonération de cotisation sociales ainsi
que le bénéfice d’une réduction d’impôts
Proposition :
Conférer une démarche de responsabilité identique
à celle existante dans la relation des commettants du fait
de leurs préposés c'est-à-dire celle liant
un salarié à un employeur lorsqu’il est exercée
une activité indépendante entre donneur d’ordre
et traitant, dans la limite d’un chiffre d’affaires
annuel égal au seuil fixé par le régime fiscal
de la micro-entreprise
Le principe de la proposition sera de considérer que le
donneur d’ordre d’un travailleur indépendant,
s’il en assume la responsabilité se retrouverait dans
la même situation juridique que s’il exerçait
ce lien dans une relation d’employeur à préposé
La mise en oeuvre de la démarche consisterait ainsi à
mettre en avant la problématique de la responsabilité
civile, en permettant aux deux parties d’attribuer la responsabilité
à la plus diligente d’entre elles et à tout
le moins à celle qui bénéficie d’un contrat
d’assurance, soit responsabilité civile donneur d’ordre,
soit responsabilité civile de « préposé
» exécutant une tâche
Il s’agirait de considérer que l’activité
indépendante pourrait être exercée à
la condition que l’une des parties au contrat soit clairement
assurée dans ce sens,
- soit par le biais de son assurance responsabilité civile
individuelle qui le prévoirait expressément,
- soit par le bénéfice d’une assurance responsabilité
civile professionnelle souscrite expressément par l’auto-entrepreneur
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